Souhaitons la Bienve

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Le jour où je suis mort.

C'était il y a plusieurs années.  J'étais submergé de douleur.  Je ne pouvais plus me maintenir à flot.  D'habitude, la méditation me permettait de maintenir la tête hors de l'eau.  Cette fois, la vague était trop importante.  Pendant ma méditation, je me suis nettement senti submergé et largement dépassé par les événements.  Pour la première de ma vie, je ne pouvais garder le contrôle.  Je me suis senti mourir... au sens psychologique du terme, ou peut-être au sens spirituel...  Mon ego a été pulvérisé.  Mon passé a été balayé.  Ma personnalité complètement éradiquée.  Je suis sorti de cette expérience complètement désorientée. J'avais perdu toutes mes références, mais en même temps, j'avais perdu toutes les limites que j'avais accumulées au cours de mes années de vie.

Ensuite, peu à peu, je suis revenu au monde.  Libéré de la tyrannie des conventions et des limites héritées de mon histoire personnelle, j'ai pu choisir de nouvelles croyances, rafraîchir mes valeurs.  Je ne peux pas dire que je suis content d'avoir vécu cette épreuve, mais je ressens une très grande gratitude lorsque je pense à ma renaissance.

Wayne Dyer a une magnifique allégorie pour illustrer ce que j'ai vécu :

Un jour, un homme décide de se rendre en Afrique pour voir des animaux exotiques.  A son arrivée, il insiste pour aller tout de suite dans la forêt et en se promenant, il devient totalement émerveillé par les perroquets multicolores.  Il est tellement subjugué, qu'il décide de capturer un perroquet pour l'amener à la maison.  Ce qu'il fait d'ailleurs.

Après plusieurs années, l'homme décide de retourner en Afrique.  Avant de partir, il s'adresse à son perroquet et lui dit :

-Je retourne en Afrique. As-tu un message à faire à tes amis les perroquets qui sont encore dans la forêt ?

-Dites leur maître que j'ai une belle cage et que je suis bien nourri...

A son arrivée en Afrique, l'homme s'empresse de retourner auprès des perroquets pour leur livrer le message de son animal de compagnie.

Contre toute attente, un perroquet tombe raide mort après avoir entendu le message de l'homme.

Convaincu que le perroquet devait être un grand ami de son propre perroquet, l'homme revient chez lui et annonce, à son perroquet, la triste nouvelle.

En entendant son maître, le perroquet tombe raide mort dans sa cage.

Attristé par ce qui vient de se produire, l'homme décide sortir son perroquet de la cage pour lui offrir une sépulture décente.  Tout à coup, le perroquet se met à voler et se perche dans un arbre.

-Mais que fait-tu cri l'homme.  Tu m'as trompé...

-Vous savez maître, répond l'oiseau, le perroquet que vous avez vu en Afrique était mon ami, et il m'a livré un message très important.

-Mais quel message ? dit l'homme.

Il m'a rappelé que si l'on veut sortir de sa cage, il faut accepter de mourir pendant que l'on est encore en vie...

Qu'en est-il pour vous ?  Y a-t-il des dimensions de votre vie que devriez abandonner ?  Votre personnalité est-elle devenue trop étroite pour la personne que vous êtes vraiment ?  Vivez-vous selon vos aspirations ?

  Mes Sincères  Remerciements pour la visite!!

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Avoir du pouvoir sur sa vie et lâcher prise ne sont que les deux côtés d'une même médaille.

En effet, pour avoir du pouvoir, il faut mettre ses énergies sur les zones où il est possible d'en avoir.  Et lâcher prise face à tout le reste.

Pour profiter de l'instant présent, il faut lâcher prise face au passé et au futur. S'accrocher au passé génère des regrets et de l'angoisse. S'accrocher au futur génère de l'anxiété. Mais vivre au moment présent permet de profiter pleinement de la vie.

Pour devenir la personne que vous êtes vraiment, il faut lâcher prise face aux rôles stéréotypés et à l'image que les autres vous reflètent. Si vous tentez de vous conformer aux moules et aux attentes des autres, vous ne pourrez pas vous connaître et vous reconnaître.

Pour découvrir votre véritable beauté, vous devez miser sur ce que vous avez de beaux; vos traits spécifiques, votre âme et votre personnalité. Et lâcher prise face à ce que les médias véhiculent comme standards de beauté.

Si vous voulez vraiment profiter de la richesse de vos relations, exprimez clairement vos limites et vos besoins. Et lâchez prise face aux attentes que vous pourriez avoir à leur égard. Vous n'avez ultimement aucun pouvoir sur leurs actions et leurs réactions. Elles seules peuvent décider comment elles vont se comporter.

Pour pleinement profiter des changements, prenez le temps de rêver, puis lâchez prise face aux moyens de parvenir à vos rêves. Et profitez du voyage.

Si vous êtes un peu comme moi, la question «comment fait-on?» doit commencer à poindre à l'horizon. (Cette question surgit à toutes les fois où je flirte avec des concepts un peu philosophiques. Car voyez-vous, j'aime bien avoir la tête dans les nuages et les pieds fermement ancrés dans le sol).

Vous voulez faire l'expérience du lâcher-prise maintenant? Essayez ce petit exercice.

Prenez un petit objet entre votre pouce et votre index. (Une pièce de monnaie fait très bien l'affaire).

Appuyez fortement sur cet objet et maintenez l'effort. (Vous devriez ressentir la tension partant de vos doigts pour aller dans votre main, votre bras et votre corps.)

Relâchez la tension et remarquez la sensation de détente qui suit le même chemin. (Des doigts vers la main, puis le bras et le corps).

C'est cela le lâcher-prise au niveau physique...

Maintenant, «prenez» une émotion qui vous dérange habituellement. (Par exemple la peur de ne pas  être à la hauteur ou la honte face à un évènement passé).

Maintenant, refaites l'exercice avec les doigts et le petit objet. Cette fois en faisant la même chose avec l'émotion (concentrez-vous sur cette émotion comme si vous vouliez la contenir avec force).

Puis relâchez le petit objet et l'émotion.

C'est cela lâcher prise; enlever ce qui entrave et laisser devenir...

Je vous encourage à utiliser cet exercice le plus souvent possible, pour tous ce qui est en dehors de votre zone d'influence. De cette manière, la table sera mise pour explorer l'autre côté de la médaille.

Bonne découverte et merveilleuse journée à vous !

  Mes Sincères Remerciements pour la visite!!

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Safi, une Ville d'amour et d'espoir entrain de se booster!

Safi, ville d'amour faisant partie d'Abda

A côté de l'océan Atlantique, son port est bâti

Farci de boules de sardines, son tagine à fait boum

Industrie et kaléidoscope d'activités, avec gaité

 

Abordable, le take-off de Safi même à pas d'angström

Bel endroit aux alentours et allées, entrain d'être boosté

Dynamique labourieuse se fondant sur un champ d'amour

Artistes peintres amateurs du bleu marin et de bravoure

...

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Hé ! Safiot ! N’indique pas de la main gauche
 la direction de ta ville natale!

 

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    ... 

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  «Elle n’a pas eu la vie qu’elle méritait.» de cette maxime consolante, la vie de Hadda ELMAHJOUBIA semble une illustration ad hoc. Elle ne méritait pas, certes, cette enfance de bergère, cette famille innombrable, ce premier mari plus âgé et tyrannique ni cette maladie de diabète et quoi de plus injuste que cette fin prématurée ?Hadda est né à Taltgamout en 1948. Elle émigre à Aghbalou à l'âge de 5 ans. Après une enfance de bergère de toute race de bêtes domestiques, en possession de son père, elle s’est fait mariée par ce dernier à un homme, plus âgé qu’elle, en 1962.

  Passionnée depuis son plus jeune âge par l’artisanat, elle fabriquait toute sorte de couvertures de tapis et de djellaba à base de laine de moutons, en particulier la djellaba « bziuia ». Elevée dans une grande famille de fellahs, elle maîtrisait la préparation de toute sorte de repas destinés à être pris en collectif, à savoir le couscous, le tajine, le ftat* ou le trid*, la tchicha*, herrber*, tarkhcha* …

  Issue de cette famille et marié dans une autre aussi grande, elle avait fait alors le dur apprentissage de grossesse et d’éducation des ses deux enfants auxquels elle avait donné naissance après plusieurs fausses couches.

  Son évolution permanente parmi un grand nombre de personnes a fait d’elle une brave femme possédant une sensibilité que tout le monde appréciait, elle savait écouter, organiser la parole et, d'une phrase, faire tout un poème, ses gestes étaient sensuels tout autant que sa façon de parler l'était, sa voix était douce jamais rocailleuse.

  Elle était une belle femme, pas mince mais de forme physique de sportive, La moindre petite lumière éclairait son doux visage, Elle avait une taille moyenne, ni grande ni courte. Ses cheveux étaient longs constamment tressés et de la couleur de ses yeux noirs mais sa peau était blanche bronzée en permanence confirmant sa bonne mine au réveil comme au sommeil. Ses mains étaient tendres malgré le travail domestique sans répit. Ses mollets, si ils étaient des vivres, ils seraient deux moules, de sucre pur et blanc, renversés. C'était une personne intelligente et sympathique. Elle était généreuse amoureuse de sa famille et de grande fierté de son origine, sa situation, sa personne et ses valeurs. Elle ne faisait pas de sport mais tous les mouvements sportifs faisaient partie de ses travaux quotidiens ; elle était plutôt calme et sérieuse.

  Une fois son premier mari décédé, elle suivit le conseil de son père pour se remarier un autre homme galant, très généreux, très compréhensif et bien cultivé en comparaison avec ses semblables de l’époque. Il était un ancien combattant faisant partie des Marocains engagés dans l’armée française affectés à l’indochine. Avec lui, elle s’est épanouie en comblant, parfois, certaines lacunes et manques d’engagement chez ce doux mari qui était satisfait de sa pension de laquelle il voulait jouir en vivant bien ses moments sans entreprendre de projets. Elle avait le sens d’entrepreneuse et se lançait dans tout projet d’agriculture d’élevage et d’achat de propriétés agricoles. Après chaque entreprise, elle lui confirmait qu’elle méritait sa confiance : C’était un couple formidable faisant de leur petite famille un vrai nid d’amour de solidarité et de compréhension inédits. Ce climat favorable du foyer était de grande importance pour faire grandir leurs enfants tout en se forgeant des personnalités équilibrées. Ses filles avaient hérité de leur mère Hadda, en plus de la beauté physique, toutes les bonnes qualités de sérieux de défit, de bravoure et de respect des valeurs bien transmises depuis des siècles d’ascendants aux descendants. Ses garçons, respectés par tous les membres de leur bourg, ne manquaient, non plus, de bonnes qualités de sociabilité, de solidarité et de générosité envers les démunis de leurs entourages. Ils avaient été élevés pour être parmi ceux qui donnaient plus qu’ils en recevaient aussi bien à leur famille et leurs semblables qu’à leur patrie.

  C’était en 1990 que l’aîné (de son premier mari) de cette malchanceuse femme s’est bouleversé par un chauffard travaillant au Centre d’Energie Atomique en France sur le trottoir d’un boulevard de Paris 21. Elevé pour être le meilleur de sa génération, il était membre dans une cellule de recherche au Centre National de Recherche Scientifique après des études brillantes en mathématiques et Techniques. Après un coma de 25 jours il s’est trouvé handicapé pour le reste de sa vie. Accueilli, à l’aéroport Mohamed V, sur une chaise roulante par sa mère et tous ses membres de sa famille, c’était la pauvre Hadda qui allait encaisser en devenant diabétique à cause de ce drame qui l’a frappé et qui as déstabilisé tous les petits frères et sœurs. C’est Hadda qui reprendrait son éducation et qui l’aiderait à faire ses besoins primaires. Elle avait oublié sa santé en s’occupant de son aîné presque paralysé.

  En découvrant sa propre diabète, elle n’était pas disciplinée, non plus ; elle n’était pas sans faille ; forte de ses principes de courage et de défit, elle pensait vaincre la maladie psychiquement, c’était son erreur la plus destructrice, elle ne prenait pas régulièrement ses comprimés et ne suivait pas de régime rigoureux malgré l’incitation des médecins et des ses enfants. La situation s’était encore aggravée aussi bien par les départs des grands fils et filles pour le travail dans des villes du Maroc ou à l’étranger que par la maladie d’Alzheimer qui a frappé le doux père qui commence à se comporter comme un enfant de trois ans. Hadda devait, alors se prendre en charge tout en prenant en charge son aîné et son époux. A côté de tout cela, elle ne cessait de penser au bien être de sa progéniture dispersée à tord et à travers. Soucieuse, elle ne lâchait pas prise ; elle voulait que ces fils soient mariés de bonne femmes et que ses filles le soient de bon époux.

  Un jour sombre, les analyses ont montré que la créatinine faisait 34 mg/l dans son sang ; c’était un début d’insuffisance rénale irréversible. Quelques mois après, la situation s’était aggravée malgré les régimes sévères et toute la pharmacie à sa maison. Elle en avait marre des médicaments et des conseils émanant, sans répit, de ses membres de famille, elle ne voulait plus en prendre. Elle disait qu’elle en avait assez.

  Un dimanche, encore plus sombre, une hyperglycémie accompagnée d’une hypertension ont fait éclater des capillaires dans son cerveau. Pendant 12 heures, elle se trouvait en réanimation cardio-respiratoire à l’Hôpital Souissi à Rabat. Toute sa grande famille attendait un miracle pour qu’elle revienne normale, mais le destin fût plus fort et plus violent ; les derniers souffles se sont arrêtés la nuit de ce noir lundi 11 décembre 2006.

  Voici, donc, le portrait de Hadda la formidable, la merveilleuse et l’exemplaire mère Marocaine.

Que Dieu ait son âme dans sa sainte miséricorde.

Nous sommes à Dieu et c’est à lui que nous retournons.

(*) Repas à base de céréales

 

 

 

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